L'Abbaye de Maguelone

La presqu'île fut la deuxième église après Rome

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D’origine volcanique et habitée dès l’Antiquité, la petite île de Maguelone, "Insula Magalona", se dressait à l’origine au milieu de l’étang dit de Lattes

Les recherches archéologiques témoignent de son occupation depuis l’âge du bronze.

Puis à partir du IIè s av. JC, une occupation plus régulière en son point le plus haut.

 

C’est plutôt au cours de l’antiquité tardive que l’activité autour de Maguelone s’intensifie (IV et Vè s)

 

Au VIè s, déjà, une cathédrale devait exister pour y abriter l’évêque Boetus vers(580)

 

Au VIIIè s, suite à l’occupation musulmane, Charles Martel la fait détruire et l’île ne retrouvera de véritable activité qu’au XIè s.

 

Il faut attendre le début des années 1000, pour que l’évêque ARNAUD (Réformateur et bâtisseur) n’entreprenne la reconstruction des lieux sous forme de fortification et d’un pont géant pour rejoindre le village de Villeneuve les Maguelone.

Son corps repose dans la chapelle Saint Augustin, vestige  de la cathédrale. L’ évêque place sa communauté (une soixantaine) sous les règles de chasteté, de pauvreté et d’obéissance.

 

 

 

L’hospitalité des lieux ouvrait les portes à tous ceux qui se présentaient sur l’île. Les pèlerins, les pauvres et les lépreux, mais aussi les juifs et les sarrasins «par souci d’humanité».

 

C’est ainsi qu’à partir du XIIè s, Maguelone tient lieu de refuge aux pontifiés de Rome en proie aux factions. Elle retrouve une nouvelle cathédrale, plus vaste, avec cloître et logis pour recevoir avec hospitalité ces occupants de haut rang.

Cette transformation fut réalisée de 1129 à 1203, grâce aux évêques RAYMOND, Jean de MONTLAUR, Guillaume RAIMOND et Guillaume de FLEIX dont l'influence est reconnue.

 

L’évêque Jean de Montlaur, grand protecteur de l’Université de Montpellier inspira à Guilhem VIII la liberté d’enseignement, sans aucune restriction. Par décision papale, il est même déclaré que « Nul ne pourra enseigner à Montpellier qu’il ne soit approuvé par Monseigneur l’évêque ». 

 

Saint Louis en personne précisa que le serment des candidats à l’enseignement serait prononcé devant l’évêque qui conservera son autorité sur les facultés de droit, des Arts, des Lettres et des Sciences

 

Nous sommes ici au départ de l’essor universitaire de Montpellier...

Après que le Comte Pierre de Melgueil eût placé son comté sous la protections de la papauté, le pape URBAIN II (qui lança les premières croisades) proclame en 1096 l’église comme «la seconde après Rome» et lui accorde les armes pontificales avec tous les privilèges et avantages qui s’y rattachent.

Maguelone, seul siège épiscopal établi sur une île le rend éloigné de ses paroisses, ce qui aboutit à la désertification (au profit de Substantion durant plus de 3 siècles) Le premier archéologue et chercheur à avoir réalisé des études à ce sujet est Frédéric FABRÈGE. 

C’est à partir de ses fouilles de 1815, que des archives détaillées et publiées prennent jour.

Il détailla et cota murs et enceintes, chemins, églises, fontaines fondations, portail, sépultures, tombeaux, sarcophages...A ce titre, l’une des plus anciennes sépultures localisée est celle de l’Evèque Arnaud (fondateur) décédé en 1060, déplacée dans la Chapelle.

Les recherches de l’historien  révèlent que bien des corps se trouvent enterrés dans l’édifice religieux, bien que l’église le combattait.

Les plus anciennes pierres tombales appartiennent au XIVè siècle et sont situées dans le choeur. Elles sont sans signes ostentatoires religieux afin probablement de ne pas attirer les foudres des protestants en cas d’incursion. Les corps y étaient déposés, seulement vêtus d’un linceul et de la façon la plus humble qui soit.

Maguelone, seul siège épiscopal établi sur une île le rend éloigné de ses paroisses, ce qui aboutit à la désertification (au profit de Substantion durant plus de 3 siècles) Le premier archéologue et chercheur à avoir réalisé des études à ce sujet est Frédéric FABRÈGE. 

C’est à partir de ses fouilles de 1815, que des archives détaillées et publiées prennent jour.

Il détailla et cota murs et enceintes, chemins, églises, fontaines fondations, portail, sépultures, tombeaux, sarcophages...A ce titre, l’une des plus anciennes sépultures localisée est celle de l’Evèque Arnaud (fondateur) décédé en 1060, déplacée dans la Chapelle.

Les recherches de l’historien  révèlent que bien des corps se trouvent enterrés dans l’édifice religieux, bien que l’église le combattait.

Les plus anciennes pierres tombales appartiennent au XIVè siècle et sont situées dans le choeur. Elles sont sans signes ostentatoires religieux afin probablement de ne pas attirer les foudres des protestants en cas d’incursion. Les corps y étaient déposés, seulement vêtus d’un linceul et de la façon la plus humble qui soit.