Le Couvent des Ursulines à Montpellier

Agora, cité internationale de la danse

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Le couvent tel qu’il se présente encore aujourd’hui est construit à partir de 1654 . En avril 1790, l’édifice est déclaré « Bien National » et est propriété de l’Etat.

A son endroit, en 1357 est fondé le couvent Saint-Gilles auquel viennent s’ajouter plus tard un second couvent, l’église Sainte Catherine ainsi qu’un cimetière. Ils furent en partie détruits en 1562 lors des batailles opposant protestants et catholiques à Montpellier.

En 1810, il devient Maison Centrale de Détention pour Femmes de Montpellier, sur ordonnance royale. Cette prison se "distingue" par l'irrespect des gardiens envers les condamnées à tel point qu'un tribunal spécial y fût instauré à l'intérieur même. Les conditions de détention sont inhumaines. Le travail y est obligatoire et relève de l'asservissement, l'hygiène y est déplorable. 

Les Soeurs qui assurent le suivi de l'éducation y prêchent un prosélytisme envers la religion catholique. Le 28 juin 1934, le gouvernement décide la suppression de la Maison centrale de Montpellier qui devient en 1935 immeuble militaire sous le nom de Caserne Grossetti. La Gestapo allemande y installera un centre d’interrogatoire des résistants. 

L'horreur se poursuit...

L'édifice est acquis en 1986 par la Ville de Montpellier.

Dirigé depuis 1994 par Mathilde Monnier, la création de ce Centre chorégraphique concrétise les souhaits du chorégraphe Dominique Bagouet, qui fut avant sa disparition, à la tête de ce Centre. 

En avril 2001, "Montpellier Danse" s’installe dans la troisième aile du couvent des Ursulines. Le bâtiment est alors baptisé : 

«Agora, Cité internationale de la danse ».

La dernière tranche des travaux à été consacrée à la restructuration de la Cour des Ursulines.

 

Ainsi l'AGORA est un lieu unique et France et en Europe. C'est le seul lieu dédié à la création, à la diffusion, à la production, au soutien des compagnies indépendantes ainsi qu'à la formation professionnelle.